APPEL À VOTER « NON » DE L’IMPREVU À L’ACCORD PS-EELV

              COMMUNICATION DE L’IMPRÉVU – POSITION SUR L’ACCORD AUX LÉGISLATIVES
Après le retrait de notre candidat à la présidentielle dans des conditions contestables sur le plan démocratique, il nous est maintenant demandé de valider un accord avec l’appareil du PS. Une fois reniées, dans les conditions que l’on connait, les décisions du Congrès de Pantin pour la présidentielle, c’est au tour des décisions relatives aux législatives d’être passées pour pertes et profits (Motion du Congrès : « nous visons partout des candidatures écologistes… excluant tout accord même technique avec l’appareil du PS »).
Il s’agit de l’aboutissement d’un processus marqué par l’opacité. Le retrait de Yannick Jadot annoncé à la télévision sans demander l’avis de personne, deux consultations aux résultats invérifiables à ce jour, malgré la demande exprimée au Conseil Fédéral de mars, deux motions du Bureau Exécutif présentées au Conseil Fédéral pour valider le principe de circonscriptions réservées pour le PS et pour EELV sans préciser lesquelles… et aujourd’hui, ce vote à marche forcée avant le premier tour de l’élection présidentielle. Alors qu’il avait été annoncé que la contre-partie ETAIT le retrait de Yannick. Et que tout va être rebattu après la présidentielle.
Alors que de nombreuses Régions EELV ont souhaité se considérer comme « hors accord PS-EELV » et que nombre de militant-es en région se sont exprimé-es avec une grande défiance sur cet accord, mettant en doute la pertinence des choix effectués concernant les retraits et certains soutiens, le Bureau Exécutif continue aveuglément de passer outre l’avis desmilitant-es et des régions. Or, c’est justement avec cette logique qu’il s’agit de rompre : une logique qui sacrifie les territoires où des militant-es sont impliqué-es de longue date dans un travail de terrain qui participe au développement de l’écologie politique sur le long terme.
Ce choix qui nous est proposé est destiné, non pas à renforcer l’écologie politique, mais à défendre l’intérêt particulier de quelques personnes.
L’image de notre parti était déjà bien basse, et nous ferons, avec le PS, partie des battus de la présidentielle. Poursuivre aux législatives l’alliance avec le PS serait mortifère. Il nous faut, au contraire, mener campagne autour de candidat-es « pour une alternative écologiste, sociale et citoyenne » pour préparer une recomposition autour de l’écologie politique, qui sera sûrement difficile et longue mais dont la séquence des Législatives doit constituer une étape porteuse d’espoir.
Pour toutes ces raisons, et comme l’ont fait nos représentant-es au Bureau Exécutif, nous appelons à voter NON à l’accord PS-EELV.