Contributions diverses

Christelle de Crémiers – Intervention au Conseil Fédéral d’EELV du 18 mars 2017

Où est l’aventure dont on parle tant ? La seule aventure véritable, celle pour laquelle une majorité d’électeurs a voté à la primaire pour Yannick Jadot, était d’aller chercher un score à « deux chiffres » pour l’écologie politique. On ne gagne jamais en abandonnant le bateau. Le 8 mai, qui pourra se lever, qui aura la légitimité pour dire face à l’échec de la classe politique : « Vous avez laissé faire ça : vous êtes disqualifiés ! » Plus EELV, malheureusement. Dans la recomposition inéluctable qui suivra le 7 mai 2017, EELV, qui a été plongée dans l’eau du bain, devrait partir avec elle.

Il y a une différence de taille entre s’effacer face à une équipe perdante dans l’espoir affiché que celle-ci porte mieux l’écologie qu’EELV, et ce qui, à notre sens, se devait d’être la mission de la direction du parti, faire d’EELV le pivot autour duquel se fabrique le rassemblement. Dans le premier cas, c’est « un coup » facile qui ne marche, s’il marche, qu’une fois. Dans le deuxième, c’est une construction bien plus difficile, mais durable. Il n’y a qu’une seule option pour faire gagner l’écologie politique : faire score après l’autre, élection après élection.

Philippe Vicherat – QUESTIONS A L’ IMPREVU

Qui croit que Yannick et des candidatures législatives sans accord de répartition avec le Parti de gauche feront des bons scores ?
Pourquoi 43 ans après Dumont en sommes nous là ? Yannick n’est-il pas trop gentil ? Mais qui à EELV pourrait porter une parole radicale, scandalisante ? Quel leader est prêt à reconnaitre son échec et à ne pas s’accrocher ? Ne faut-il pas prioriser la pression sur les élus locaux pour que chaque adulte ait une pièce, un revenu, et un bout de terrain suffisants ? (des choses essentielles d’abord).

Dire: c’est par les citoyens que ça peut progresser, cela ne nous différencierait-il pas des autres politiciens qui se croient tous formidables et qui ne proposent aucun idéal à la hauteur ? au contraire, qui commercent avec les Etats tortureurs, donc ne peuvent donner des leçons de morale. Est-ce qu’à l’Imprévu nous sommes très différents des autres sensibilités, ou voulons nous continuer comme avant ?

Bernard Roze : Le Ministère de l’Ecologie : marqueur intrinsèque à EELV

Certes, notre parti est bien mal en point et une participation à un futur gouvernement semble des plus hypothétique. Je pense que ma proposition peut aider notre mouvement à retrouver son identité…

EELV ne saurait se réduire au Ministère de l’Environnement ou de l’Ecologie ; ce postulat a fait que dans le gouvernement Ayrault, EELV s’est vu confier le Logement et la coopération.

Personnellement, je pense que toute participation à un gouvernement devrait entraîner pour nous d’occuper le Ministère de
l’Ecologie, sans que cela soit exclusif d’ailleurs.

Ce credo aurait pour avantage de nous obliger et de nous recentrer sur la question de l’Ecologie ; cela pourrait éviter, par exemple, un Ministre favorable à l’utilisation de la voiture (même électrique) en ville.

Inscrivons dans notre ADN ce marqueur : pas de participation EELV à un gouvernement sans que nous soit attribué le Ministère de l’Ecologie !